Résolution sur la situation en Birmanie

Le troisième Congrès mondial de l'Internationale de l'Education, réuni à Jomtien, Thaïlande, du 25 au 29 juillet 2001: 1. S'inquiète des violations systématiques de plus en plus sérieuses des droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels en Birmanie; 2. Accuse le gouvernement militaire de ne pas avoir réuni depuis 1996 la Convention Nationale afin de mettre en œuvre l'engagement pris vis-à-vis de la communauté internationale à reconnaître le gouvernement démocratiquement élu de Aung San Suu Kyi; 3. Observe la répression croissante de toute forme d'activité politique publique ainsi que la surveillance systématique des personnes qui exercent leurs droits de liberté de pensée, d'expression, de réunion et d'association et le harcèlement de leurs familles; 4. Déplore le soutien que les entreprises multinationales apportent à la dictature birmane, par leur activité dans ce pays; 5. Déplore la poursuite des exécutions extra-judiciaires, sommaires et arbitraires ainsi que des tortures et des abus de femmes et d'enfants par les agents du gouvernement; 6. Déplore en outre les mesures d'oppression à l'encontre des minorités ethniques et religieuses; 7. Condamne les violations des droits humains telles que des programmes systématiques de réimplantation forcée à l'encontre des minorités ethniques, l'utilisation du travail forcé, du trafic, de la violence et de l'exploitation sexuelle par le personnel militaire, et cela spécifiquement à l'encontre des femmes réfugiées, déplacées, membres de minorités ethniques ou de l'opposition politique; 8. Condamne également les restrictions sévères à l'encontre de tous les médias nationaux et des publications internationales; 9. S'inquiète des violations des droits des enfants et des jeunes, notamment du manque d'accès aux écoles et de la fermeture depuis plus de trois ans des établissements d'enseignement supérieur; Le troisième Congrès mondial de l'Internationale de l'Education : 10. Demande aux Nations Unies d'insister afin que le gouvernement militaire de Birmanie mette en œuvre les recommandations du Rapporteur spécial de l'ONU sur la Birmanie, et d'encourager ses états membres à mettre en œuvre la résolution sur la Birmanie adoptée par la Conférence générale de l'OIT en juin 2001; 11. Demande au Conseil Economique et Social de l'ONU d'organiser une session spéciale afin de déterminer les mesures à prendre pour obliger le gouvernement militaire de Birmanie à se conformer aux résolutions de l'ONU; 12. Invite les organisations membres de l'IE de faire pression d'urgence sur leur gouvernement et sur l'OMC afin que les procédures de l'OMC ne soient pas utilisées en vue d'empêcher des pays à imposer des sanctions à l'égard de la Birmanie en raison de ses violations des droits humains; 13. Invite les organisations membres de l'IE de demander d'urgence à leur gouvernement de soutenir des activités qui vont venir en aide aux réfugiés birmans et en particulier, permettre aux étudiants birmans de recevoir une éducation; 14. Encourage les organisations membres de l'IE à inclure des programmes d'aide aux réfugiés à la frontière entre la Thaïlande et la Birmanie leur permettant de bénéficier de programmes d'éducation; 15. Demande aux organisations membres de l'IE d'entreprendre des programmes au niveau national afin de sensibiliser au sort des citoyens birmans et de soutenir des initiatives, y compris la liberté de communication et d'accès à Aung San Suu Kyi ainsi qu'aux autres dirigeants de la Ligue nationale pour la démocratie, d'assurer le respect de la Convention de l'ONU pour les droits de l'enfant ainsi que d'autres instruments des droits humains.

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