Résolution sur la coopération et la mobilisation internationales

Le 7e Congrès mondial de l’Internationale de l’Éducation (IE), réuni à Ottawa, au Canada, du 21 au 26 juillet 2015:

 

1. Constatant que l’humanité est confrontée à des problèmes majeurs et inédits de dimension globale, notamment environnementaux (changement climatique, effondrement de la biodiversité, pollution des écosystèmes et déstabilisation du système des océans, stérilisation et pollution des terres, désertification, pollution et surexploitation des ressources en eaux, etc.), éthiques (trans-humanisme, etc.) et démocratiques (surveillance et influence des sociétés humaines via un mauvais usage d’Internet et des Big Data, etc.).

 

2. Conscient que la résolution de ces problèmes, la suppression de la pauvreté et la lutte contre le développement de forces obscurantistes appellent une mobilisation urgente de l’ensemble de l’humanité, impliquant la confiance et l’égalité entre les nations sans domination des unes sur les autres, des coopérations internationales et la mutualisation des savoirs, des technologies et des techniques.

 

3. Considérant qu’au cœur de cette mobilisation les biens communs ont un rôle central à jouer, en particulier l’éducation, l’accès au savoir et la production de celui-ci.

 

4. Le 7e Congrès de l’IE mandate le bureau exécutif de l’IE pour l’organisation d’une campagne internationale contribuant à la mobilisation générale et solidaire de l’Humanité et visant en particulier:

a. La mise en place de coopérations scientifiques internationales à la hauteur des enjeux et objectifs précités. Coopérations nourries du potentiel et de la diversité de l’ensemble des nations et non freinées ou entravées par une conception marchande et de court terme de la recherche. Coopérations visant le développement de sources d’énergie de moins en moins polluantes, et plus généralement le développement de technologies, d’activités et de comportements de plus en plus respectueux de l’environnement. Et coopérations contribuant à un accès de tous les humains aux droits sociaux fondamentaux (éducation de qualité, logement décent, santé, alimentation, eau potable, etc.).

b. Un développement de la recherche réparti de façon équilibrée entre toutes les nations, dans le respect de la diversité culturelle et des principes démocratiques, ce qui implique la mise en place d’un fonds international public et conséquent destiné à contribuer au financement de la recherche dans les pays à moyens et bas revenus.

c. La protection des libertés académiques, le respect du fonctionnement des institutions de recherche en tant que corps autonomes et la mise à disposition des moyens financiers et humains nécessaires au développement de la recherche fondamentale dans tous les champs de la connaissance, et de la recherche tournée vers l’analyse de la société, la prospection et la conception de démarches de changements sociétaux.

d. Un accès généralisé à une éducation de qualité et aux études de qualité, dans le respect de la diversité culturelle et des principes démocratiques, ce qui implique la mise en place d’un fonds international public et conséquent contribuant au financement de l’éducation dans les pays à moyens ou faibles revenus (scolarisation de tous les enfants, baisse du nombre d’élèves par classe, formation des enseignants, matériel pédagogique, développement de l’enseignement supérieur, etc.).

e. En vue de contribuer à la réalisation de ces objectifs et à la mobilisation générale et solidaire de l’Humanité, l’IE développera des échanges et des partenariats avec les autres organisations syndicales internationales, avec des organisations non gouvernementales (ONG) et avec les organisations des Nations Unies.

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