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Le Comité Régional Africain de l'IE se réunit pour examiner les progrès réalisés et définir les priorités futures

Comité Régional Africain de l'IE

La pandémie de la COVID-19 a eu un impact sur de nombreuses organisations membres de l'IE, privant les filles et les garçons, les enfants des zones rurales, les enfants des populations défavorisées, les personnes handicapées, les migrants et les réfugiés du droit à une éducation de qualité. 
 
C'est ce qui fut révélé lors de la réunion virtuelle du Comité Régional Africain de l'Internationale de l'Education (CRAIE), qui s'est tenue du 9 au 10 mars 2022.
 
Dans son discours d'ouverture, Christian Addai Poku, Président du CRAIE, a exprimé sa vive inquiétude quant aux faibles taux de vaccination contre la COVID-19 et à la recrudescence des attaques contre les écoles, les éducateurs et les apprenant.e.s en Afrique. 
Addai-Poku a déclaré que l'inégalité et l'incertitude en matière de vaccination restent parmi les plus grands défis de la région, avec seulement 11 % de la population africaine entièrement vaccinée. 
 
"Bien que le programme COVAX (Accès mondial aux vaccins COVID-19) soit une initiative opportune des Nations Unies, il doit encore tenir sa promesse d'équité vaccinale", a-t-il conclu. 
 
Addai Poku a poursuivi en énumérant les autres défis de la région, notamment les attaques terroristes, les coups d'État militaires, les cyclones et les violations des droits humains et syndicaux. Il a toutefois noté que malgré ces défis et bien d'autres, la région Afrique a été en mesure de mener à bien de nombreuses activités fructueuses, notamment le renforcement des capacités, les conférences virtuelles, la recherche, la production d'outils et la mise en réseau. Susan Hopgood, Présidente de l'Internationale de l'Education (IE), dans son allocution a souligné la nécessité de renforcer les capacités des organisations membres de l'IE en Afrique.
 
"Nous devons lutter ensemble par le biais de campagnes, du plaidoyer, du lobbying et du dialogue social, y compris la négociation collective", a-t-elle déclaré. 
 
Elle a ensuite accentué le fait que "nous devons travailler ensemble pour renforcer les syndicats de l'éducation afin de leur permettre de s'organiser et de se mobiliser pour défendre nos valeurs, nos droits et ceux de nos apprenant.e.s".
 
Elle a encouragé le CRAIE à exiger l'accès universel aux technologies numériques appropriées au moment où l'IE révise son protocole sur les TIC. Elle a également indiqué que la promotion de l'égalité des genres dans et par l'éducation était une priorité importante du plan stratégique de l'IE.
 
Elle a également exhorté les organisations membres de l'IE à continuer à promouvoir le Manifeste de l'IE pour une éducation de qualité relative au changement climatique. Elle a déclaré que l'IE continuerait à répondre aux urgences et à aider ses membres à faire face aux conséquences néfastes des catastrophes naturelles et des conflits, comme ce fut le cas récemment pour Madagascar et le Mozambique à la suite des inondations qui ont dévasté l'Afrique australe.
 
Dans sa présentation sur les Tendances mondiales de l'éducation, David Edwards, Secrétaire Général de l'IE, a observé que les crises sont de plus en plus nombreuses, et parmi elles, la COVID-19 et les conflits. En plus de la crise climatique, qui a conduit à la migration, la situation en Ukraine s'aggrave avec plus de deux millions de personnes franchissant la frontière ukrainienne à la recherche d'un refuge dans les pays voisins. Il a réitéré l'engagement de l'IE à défendre une éducation publique de qualité pour tous, y compris pour les réfugiés.  
 
Dr Yumiko Yokozeki, Directrice de l'Institut international de l'UNESCO pour le Renforcement des Capacités en Afrique (IICBA), a également fait une intervention lors de la réunion. Dans sa présentation, elle a expliqué la réalité à laquelle les enseignant.e.s sont confrontés en Afrique, et a souligné l'importance des opinions exprimées par les enseignant.e.s. Elle a ajouté que la profession enseignante devrait être respectée et que tous les enseignant.e.s devraient être reconnus comme des professionnels.