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Accra : Les jeunes éducatrices et éducateurs se réunissent pour évaluer les progrès de l'ODD4 et de la CESA

ODD4 CESA

La conférence du Réseau des Jeunes Educatrices et Educateurs de l'IE Afrique, organisée sur le thème "Jeunes Educatrices et Educateurs uni-e-s pour une éducation de qualité", a offert aux jeunes membres des organisations affiliées  de l'IE de toute la région une occasion remarquable de discuter et d'évaluer les progrès accomplis dans la réalisation des Objectifs de Développement Durable 4 des Nations Unies sur la qualité et de la Stratégie continentale de l'éducation pour l'Afrique (CESA) de l'Union Africaine. 
 
La conférence a permis aux jeunes enseignant.e.s et au personnel de soutien à l'éducation d'évaluer, de suivre et de défendre la réalisation d'une éducation publique de qualité pour tous en Afrique. La conférence a été t organisée par l'Internationale de l'Education (IE) Afrique.
 
Réuni.e.s à l'hôtel Mensvic à Accra, au Ghana, les 25 et 26 octobre 2022, trente-cinq (35) jeunes syndicalistes de l'éducation de la région Afrique ont participé activement à des sessions approfondies sur des questions majeures, notamment les objectifs de l'ODD4 et de la CESA (2016 -2025), les menaces de privatisation et de commercialisation de l'éducation et le besoin urgent de plaider pour un financement adéquat d'une éducation publique de qualité, la nécessité d'inclure le changement climatique dans l'éducation et l'égalité des genres. 
 
Accueillant les participant.e.s lors de l'ouverture, le Dr. Dennis Sinyolo, Directeur Régional de l’IE Afrique, a déclaré que l'IE estime que l'éducation est un droit humain fondamental et un bien public. Il a souligné qu'une éducation de qualité inclusive et équitable pour tous signifie que tous les enfants, les jeunes et les adultes doivent avoir accès à l'éducation, indépendamment de leurs caractéristiques personnelles , de leur statut économique, de leur situation géographique, de leur origine ou d'autres facteurs.
 
Le droit à l'éducation de l'enfant Africain
 
Le Dr Sinyolo a mentionné que le droit à une éducation de qualité pour tous reste une chimère pour des millions d'enfants, de jeunes et d'adultes sur le continent africain. Il a également ajouté que le financement inadéquat de l'éducation et la crise sanitaire ont créé un environnement propice à l'essor des fournisseurs privés d'éducation à but lucratif, qui promettent des solutions de technologie de l'éducation (EdTech) en réponse à la crise du COVID-19. Il a ensuite souligné que lorsque le dynamisme des jeunes éducatrices et éducateurs et l'expérience des membres plus âgés sont combinés, une merveille se produit.
‘’Oui, nous sommes uni.e.s pour une éducation publique de qualité pour tous ; nous sommes unis pour demander un.e enseignant.e de qualité pour chaque enfant ; nous sommes uni.e.s pour exiger des salaires et des conditions de travail décents pour tou.te.s les enseignant.e.s et le personnel de soutien à l'éducation ; nous sommes uni.e.s pour des syndicats d'enseignant.e.s plus forts et indépendants ", a souligné le Directeur de l'IE Afrique, dans son discours. 
 
Les gouvernements devraient prendre des mesures concrètes pour garantir une éducation de qualité
 
Les jeunes éducatrices et éducateurs ont été informé.e.s de l'histoire et de l'évolution des engagements mondiaux et régionaux en matière d'éducation, à commencer par les objectifs de l'Education pour tous (EPT). Le Dr Sinyolo a appelé les gouvernements et la communauté éducative mondiale à se concentrer sur le redressement postpandémique et l'accélération des progrès vers la réalisation de l'ODD 4, d'ici 2030. Il a souligné que les gouvernements devraient :
  1. respecter les critères de financement de l'éducation convenus au niveau international, en allouant au moins 15 à 20 % du budget national et/ou au moins 4 à 6 % du PIB à l'éducation ; 
  2. investir dans la formation, le recrutement et le développement professionnel des enseignant.e.s, et garantir des salaires et des conditions de travail décents pour tout.e.s les éducateurs et éducatrices;
  3. garantir la mise à disposition d'infrastructures scolaires et de ressources d'enseignement et d'apprentissage adéquates, sécurisées  et adaptées aux enfants ; et
  4. impliquer les enseignant.e.s et leurs syndicats, ainsi que les autres parties prenantes de l'éducation dans le développement, la mise en œuvre, le suivi et l'évaluation de la politique éducative.
Progrès vers la réalisation de l'ODD4
 
Lors d'un débat intitulé "Votre pays est-il en voie de la réalisation de l'ODD4 ?", les participant.e.s de cinq pays différents, à savoir l'Ouganda, l'Afrique du Sud, la Gambie, le Mozambique et le Tchad, ont présenté la situation dans leurs pays respectifs, tout en évaluant les progrès vers la réalisation de l'ODD4 et les engagements pris par leurs gouvernements.
 
Rôle des éducatrices et éducateurs et de leurs syndicats dans l'avancement de l'ODD4
 
Au cours de la conférence, le rôle des éducatrices et éducateurs dans la promotion de lODD4 a été souligné, et des stratégies et tactiques de plaidoyer ont été identifiées. Celles-ci comprennent :
 
  • Mobiliser les membres, structures et alliés pour soutenir les efforts de campagne de plaidoyer des syndicats ;
  • Suivre, évaluer et améliorer les efforts/les campagnes de plaidoyer ;
  • Célébrer les succès (petites et grandes victoires). 
 
La conférence du Réseau Africain des Jeunes Educatrices et Educateurs (AYEN) de l'Internationale de l'Education a adopté une déclaration à la fin de la réunion, appelant les gouvernements africains à investir dans l'éducation et dans les enseignant.e.s.