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Johannesburg : Le Comité Régional Africain de l'IE se réunit pour examiner les défis de l'éducation et des syndicats

Education

Le Comité Régional Africain de l'IE s'est réuni du 20 au 22 mars au Holiday Inn, Sandton, Johannesburg, Afrique du Sud.  L'objectif principal de la réunion était de préparer la 10ème Conférence Régionale de l'IE Afrique, ainsi que de prendre des décisions pour relever les défis actuels auxquels sont confrontés l'éducation, les éducateur.trice.s et les apprenant.e.s. 
 
Dans son discours d'ouverture, le Président du Comité Régional Africain de l'IE, Christian Addai-Poku, a rappelé les engagements pris par les gouvernements africains dans le cadre de l'ODD 4 et de la Stratégie Continentale de l'Education pour l'Afrique, afin de garantir une éducation de qualité pour tous et de revitaliser la profession enseignante. 
 
M. Addai-Poku a  fait remarquer avec inquiétude "qu’à  " plus de la moitié de l'échéance de 2030 pour la réalisation de l'objectif mondial en matière d'éducation, et  alors qu'il ne reste que deux ans avant  l'échéance définie de 2025 pour la CESA, de nombreux enfants, jeunes et adultes en Afrique restent exclus de l'éducation ". 
 
Après avoir transmis les salutations du Bureau Exécutif et de la Présidente  de l'IE, le Secrétaire Général de l'IE, David Edwards, a exprimé sa compassion envers les milliers de personnes touchées par le cyclone Freddy qui a ravagé le Malawi, le Mozambique, Madagascar, l'île Maurice et le Zimbabwe,  entraînant la mort  de plus de 400 personnes et en affectant des millions d'autres. Il a informé le Comité Régional que l'IE avait réagi en  accordant son soutien aux organisations membres au Malawi, au Mozambique et à Madagascar afin de leur permettre d'apporter  une aide humanitaire aux enseignant.e.s touché.e.s et à leurs familles. 
 
Il a également annoncé au Comité Régional que l'IE avait récemment réussi à obtenir la libération de dirigeants syndicaux de la République centrafricaine (RCA) qui avaient été arrêtés suite une grève  visant à réclamer des salaires et des conditions de travail décents. L'IE a également  dénoncé les attaques contre les syndicats et leurs dirigeants, en particulier en Eswatini.  
 
Il a également fait remarquer  aux membres du comité qu'au-delà du soutien moral et direct, c'est la capacité à s'unir pour agir qui a finalement fait la différence,  car elle permet de défendre tous ensemble  une éducation de qualité pour tous et  d'améliorer le bien-être et le statut des enseignant.e.s et des autres travailleurs.euses de l'éducation. 
 
"Il n'y a qu'un seul moyen de faire de l'éducation inclusive de qualité un droit humain universel et une priorité ; il n'y a qu'un seul moyen de faire en sorte que les ressources publiques puissent servir le bien public ; il n'y a qu'un seul moyen d’aller de l'avant pour créer un monde durable, c'est de se mobiliser", a souligné M. Edwards.
 
Le Secrétaire Général a par ailleurs précisé que l'IE avait franchi une étape importante dans ce sens en lançant la campagne " La force du public : Ensemble on fait école". Cette campagne internationale vise à mobiliser davantage de fonds pour l'éducation publique. Elle est menée par les syndicats de l'éducation qui s'organisent en tant que porte-parole de la profession enseignante. 
 
M. Edwards a indiqué que la campagne était nécessaire en raison de l'austérité, des coupes budgétaires dans l'éducation, de la privatisation croissante, de la détérioration des conditions de travail des travailleur.e.s de l'éducation, de la grave pénurie mondiale d'enseignant.e.s et de l'opportunité offerte par le Sommet sur la Transformation de l'Education et le Panel de Haut Niveau sur la Profession Enseignante.
 
Manos Antoninis, Directeur du Rapport mondial de suivi de l'éducation (GEM Report), et Margarita Focas Licht, Directrice Générale adjointe par intérim, du Partenariat Mondial pour l'Education (PME), ont présenté au Comité un aperçu du processus d'évaluation des progrès vers la réalisation de l'ODD 4 et des objectifs du CESA en Afrique, en se focalisant sur les investissements dans le domaine de l'éducation et des enseignant.e.s en Afrique.
 
M. Manos a déclaré que le rapport GEM était destiné à éclairer les actions en matière d'éducation et avait pour mandat de suivre les progrès de l'éducation dans le cadre de l'Agenda 2030 et de mettre en œuvre des stratégies pour atteindre l'ODD 4 afin de tenir tous les acteurs responsables de leurs engagements. Il a analysé les indicateurs de performance utilisés dans le suivi de la formation des enseignant.e.s, des enfants non scolarisés et des taux d'achèvement des études, entre autres. Il a fait part des recommandations faites dans le passé et a proposé des domaines potentiels de collaboration future avec l'Internationale de l'Education.  
 
Margarita Focas a informé le Comité Régional que le PME est le seul partenariat et fonds au monde entièrement dédié à l'éducation dans les pays à faible revenu. En tant que fonds, il mobilise des ressources mondiales et nationales pour transformer l'éducation et permettre aux enfants les plus vulnérables d'en bénéficier. En tant que partenariat, le PME regroupes les partenaires autour d'un dialogue politique inclusif. Le PME Le GPE favorise la mise en place de systèmes éducatifs solides.
 
Le PME, a-t-elle dit, a apporté un soutien spécifique aux enseignants : 91 % des subventions de mise en œuvre du PME ont soutenu l'investissement dans la qualité des enseignant.e.s et de l'enseignement (pour un total de plus de 528 millions de dollars) dans les domaines de la formation initiale et continue, de l'accompagnement et du mentorat des enseignant.e.s, de la gestion des enseignant.e.s, du dialogue social relatif aux enseignant.e.s et des outils pédagogiques tels que les manuels de l'enseignant et d'autres ressources pédagogiques. 
 
 M. Focas a ensuite cité des exemples de pays où le PME a apporté son soutien aux enseignant.e.s en Afrique.